Quand la mémoire revient : accueillir sa vulnérabilité
Il y a des jours où, sans qu’on s’y attende, une mémoire se réactive. Un souvenir ancien, une sensation dans le corps, une émotion à fleur de peau. On croit avoir “travaillé dessus”, et pourtant… ça revient.
Aujourd’hui, j’avais envie de partager un moment vécu récemment, très simplement. Parce que je sais que ce genre de traversée intérieure, on est nombreux à les vivre, parfois dans le silence.
Hier, en allant travailler, je me suis retrouvé face à un trauma de mon ancienne vie en entreprise. Rien que de décrire cette phrase me replonge dans cet état d’anxiété : boulot, ventre, respiration coupée, mental en hypervigilance.
Ce n’est ni bien ni mal.
C’est une partie de moi, une part de mon histoire que je ne peux pas ignorer.
Avant de me reconvertir, je travaillais moi aussi dans cet univers. Avec des collègues, des bureaux, des réunions, un accueil… Et même si j’ai déjà beaucoup travaillé sur cette partie de ma vie — une période où j’ai souffert, où j’ai été maltraité… ou plutôt, où j’ai le sentiment d’avoir été maltraité — cette mémoire reste présente. Ce vieux souvenir est encore là.
Et je ne peux pas lui dire : « Qu’est-ce que tu fais là, encore ? »
Je préfère me positionner dans l’accueil, dans le respect de moi-même.
Par exemple, je me dis intérieurement : « OK, cette mémoire est encore là. C’est ta partie vulnérable qui réagit à un souvenir. »
Parce que ce que j’ai vécu, ce n’est pas rien.
Si ça m’a autant touché à l’époque, et si ça me touche encore aujourd’hui, c’est que la guérison n’est pas terminée. Peut-être même que dans cette vie, elle n’aura pas lieu.
Et c’est OK.
Et là, déjà, quelque chose peut se relâcher.
Juste en me disant ça, je m’autorise à respirer un peu plus.
S’accepter, même avec ses limites, ses failles, ses zones d’ombre et de vulnérabilité, c’est déjà une première marche vers la guérison.
Et ce n’est pas du tout « baisser les bras ».
C’est simplement reconnaître ses limites du moment, et voir ce qui est encore possible.
Comme là, pour moi : animer mon atelier en me reconnectant à mon corps, à ma présence, et à pourquoi je fais tout ça.
Regarder ce qui est possible dans l’instant.
C’est là que tout commence.
👉 Si ce thème de la vulnérabilité te parle, je t’invite à (re)lire cet article où j’en parle d’une autre façon, en lien avec nos chemins de transformation, tu y trouveras peut-être des résonances complémentaires.
Je t’ai aussi enregistré une méditation guidée pour t’aider à revenir à toi quand les vagues sont trop fortes :
🎧 Écouter la méditation “Accueillir sa vulnérabilité”
Ce que j’ai partagé ici, tu l’as peut-être toi aussi déjà ressenti : ces moments où une mémoire revient, où quelque chose se tend à l’intérieur… sans toujours savoir quoi en faire.
Si tu ressens le besoin d’être accompagné dans cette traversée, je propose des séances individuelles (en cabinet à Cannes ou en visio), pour t’aider à retrouver ton axe, à apaiser ce qui bloque, et à avancer avec plus de clarté.
Ces accompagnements sont conçus comme des espaces de recentrage profond — un moment pour remettre de l’ordre, redonner du sens, et te reconnecter à ce qui est vraiment important pour toi.
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