Les réseaux sociaux peuvent sembler banals en apparence. Et pourtant, ils peuvent peser beaucoup plus qu’on ne le croit.
Notifications, likes, scroll sans fin : c’est une vraie fatigue mentale qui s’installe, silencieuse, mais bien réelle. J’en ai parlé dans ma chronique sur Radio Monaco avec Giulia. Voici l’essentiel, à lire ou à écouter.
Écouter la chronique
Diffusée sur Radio Monaco, dans l’émission Feel Good, le 21 octobre 2026.
Trois façons de se laisser épuiser
Ce que j’observe régulièrement en accompagnement, ce sont plusieurs profils.
L’entrepreneur qui se montre sur les réseaux. Il crée du contenu, il partage, il s’expose. Et sans s’en rendre compte, il se retrouve dans l’inconfort : trop de publications, la recherche de validation à coup de likes, le besoin d’exister par le regard des autres. Vite, un sentiment d’éparpillement, d’épuisement, voire une perte de confiance.
L’adolescent qui scrolle. Il compare sa vie à une vie virtuelle, idéale, souvent déformée par les écrans et par ce que les autres ont juste envie de montrer. Sans vraiment s’en rendre compte, il perd confiance lui aussi, parce qu’untel est forcément mieux que lui. Ou qu’elle.
Et nous, les adultes. On prend son téléphone dès qu’on a un moment à occuper : en salle d’attente, à la caisse, dans les transports. On scrolle par réflexe, par habitude, parce qu’on ne sait plus vraiment s’accorder un moment où le vide pourrait prendre toute sa place.
Ces situations ont un dénominateur commun : une fatigue intérieure qui s’installe.
Pourquoi on n’arrive pas à s’arrêter
Notre cerveau est pris au piège. Chaque notification, chaque like, chaque nouveau post que vous regardez est une micro-dose de plaisir, une toute petite récompense. Et le cerveau en veut encore. On appelle ça la dopamine.
Les plateformes le savent très bien. Elles sont précisément conçues pour activer ce mécanisme en continu, parce que votre attention se monétise.
Le résultat : on se retrouve vidé et stimulé en même temps. Agité, fatigué. Et le mental n’a pas le temps de digérer. Notre cerveau n’est tout simplement pas fait pour intégrer autant d’informations sans s’arrêter. Lui aussi a besoin qu’on prenne soin de lui, qu’on lui laisse le temps de souffler.
Ce n’est donc pas une question de volonté. C’est plus profond que ça : c’est une mécanique neurologique. Si le sujet vous intéresse, je vous recommande le livre « Votre attention est votre superpouvoir » de Fabien Olicard, qui explique très bien ce fonctionnement.
Reprendre conscience de votre propre fonctionnement
En attendant de le lire, on peut déjà reprendre conscience de notre propre fonctionnement. Cela commence par des questions toutes simples :
- Quelle est mon intention quand je prends mon téléphone ?
- Où va mon attention ? Est-ce que je dérive ?
- Est-ce un moment de détente choisi ?
- Est-ce une recherche précise ?
- Ou est-ce une fuite de quelque chose que je ne veux pas ressentir ?
Cette dernière question pique un peu, mais elle est importante. Parce que ce n’est pas la même chose. Et prendre conscience de ça, c’est déjà reprendre votre pouvoir.
Deux clés pour commencer, par petits pas
J’aime travailler avec la technique des petits pas. Voici deux clés concrètes pour aujourd’hui.
Première clé : créez-vous un nouveau rituel du soir
C’est essentiel aussi pour la qualité de votre sommeil. Rappelez-vous comment c’était avant les smartphones : pas d’écran après 21h avant d’aller vous coucher. Je sais, ça peut sembler beaucoup. Mais on sent tout de suite la différence quand on arrive à s’y tenir, à faire « comme avant ».
Et pourquoi pas, à la place, choisir une activité sensorielle : la lecture, l’écriture, une respiration, une visualisation. Un moment de qualité qui vous ramène à vous. En feng shui aussi, on conseille d’éviter les écrans dans la chambre pour favoriser une ambiance vraiment reposante.
Deuxième clé : utilisez votre téléphone en conscience
Quand vous prenez votre téléphone pour une recherche précise, essayez d’en avoir conscience. Faites votre recherche. Et posez le téléphone. Point.
Vous voulez répondre à un message ? Allez dans vos messages, répondez, et posez le téléphone. Pas de dérive vers autre chose. C’est décider en conscience quand, combien de temps et pourquoi vous utilisez les réseaux sociaux.
Poser le téléphone, par choix
Les réseaux sociaux ne sont pas mauvais en eux-mêmes. C’est l’usage que nous en faisons qui nous épuise.
Et parfois, la meilleure chose qu’on puisse faire pour son bien-être, c’est de poser le téléphone. Par choix. Et de revenir à soi.
Questions fréquentes
Pourquoi les réseaux sociaux fatiguent-ils autant ?
Chaque notification, chaque like et chaque nouveau post agit comme une micro-dose de plaisir liée à la dopamine, et le cerveau en redemande. Les plateformes sont conçues pour activer ce mécanisme en continu. Le mental n’a pas le temps de digérer ce flot d’informations, et une fatigue intérieure s’installe.
Faut-il arrêter complètement les réseaux sociaux ?
Non. Les réseaux sociaux ne sont pas mauvais en eux-mêmes : c’est l’usage que nous en faisons qui nous épuise. L’idée est de décider en conscience quand, combien de temps et pourquoi vous les utilisez.
Comment savoir si je scrolle par habitude ?
Posez-vous la question de votre intention quand vous prenez votre téléphone : est-ce un moment de détente choisi, une recherche précise, ou une fuite de quelque chose que vous ne voulez pas ressentir ?
Que faire le soir à la place des écrans ?
Choisissez une activité sensorielle qui vous ramène à vous : la lecture, l’écriture, une respiration ou une visualisation. Je vous propose de viser pas d’écran après 21h, par petits pas.
Pour aller plus loin
Si vous vous reconnaissez dans cet article, je peux vous accompagner : accompagnement des adultes, accompagnement des adolescents ou espace dédié aux entrepreneurs du bien-être.
Pour réserver directement : cedricferrante.com/reservation
Pour retrouver mes autres interventions : mes chroniques sur Radio Monaco.




