Les vacances sont terminées, c’est la rentrée. Et avec elle, des ressentis que beaucoup vivent sans forcément savoir comment les nommer : un peu de tension, de la pression, de la fatigue, l’impression qu’il faudrait déjà être à fond alors qu’on a encore du sable entre les orteils.
J’en ai parlé dans ma chronique sur Radio Monaco avec Giulia. Voici l’essentiel, à lire ou à écouter.
Écouter la chronique
Diffusée sur Radio Monaco, dans l’émission Feel Good.
Un ressenti presque universel
Beaucoup de personnes se sentent coupables de ressentir ça. Elles se disent : « J’ai eu des vacances, je devrais être reposée, en forme. » « Les autres ont l’air d’y arriver, pourquoi pas moi ? »
Mais c’est presque tout le monde qui le ressent. La rentrée est un changement de rythme assez brutal : votre corps et votre tête ont pu se reposer et ont besoin de temps pour s’ajuster. C’est normal. Et vouloir sauter cette étape, c’est ce qui peut créer le vrai problème.
Septembre, un mois de transition
Notre société vit une dualité. D’un côté, l’énergie collective de la rentrée : le TGV de la vie qui redémarre, les nouveaux projets, le rythme. De l’autre, ce que l’on peut observer dans la nature : les jours qui raccourcissent peu à peu, la lumière qui change, l’automne qui s’installe progressivement.
Si on observe la nature, septembre n’est pas un mois d’accélération, c’est plutôt un mois de transition. L’été donne une facilité à décider et à passer à l’action. Septembre invite plutôt à ralentir, à poser les choses avant de les faire, à prendre le temps de ressentir avant de décider.
Le stress de la rentrée n’est pas une faiblesse
Je le vois plutôt comme un signal qui cherche à se réajuster, dans le corps, la tête, l’énergie. Notre réflexe est souvent de le combattre : « Allez, c’est parti, je n’ai pas le temps pour ça. » On accélère, on remplit l’agenda, on fait comme si c’était normal.
Sauf que ce qu’on ne regarde pas ne disparaît pas. C’est juste le mettre sous le tapis, silencieusement.
La clé du jour : accueillir ce qui est là
Au lieu de combattre ce que vous ressentez, accueillez-le. Par exemple, avant d’arriver sur votre lieu de travail, prenez quelques secondes avant de sortir de votre voiture et demandez-vous : « Comment je me sens, là, maintenant ? »
- Au niveau du corps : fatigué ? tendu ?
- Au niveau des pensées, des émotions, de l’énergie : impatient ? vide ?
Peu importe la réponse. Posez ensuite une main sur votre ventre, sentez votre respiration, observez sans juger. Parce que ce qu’on accueille, on peut le traverser. Ce qu’on ignore, on le subit.
Pour conclure
Septembre n’est pas un sprint. Vous n’avez pas besoin de tout gérer, tout maîtriser, tout comprendre dès aujourd’hui. Juste d’être là, de reprendre le rythme avec votre météo intérieure du matin. C’est déjà un beau point de départ.
Questions fréquentes
Pourquoi suis-je stressé(e) à la rentrée alors que j’ai eu des vacances ?
La rentrée est un changement de rythme assez brutal. Le corps et la tête ont besoin de temps pour s’ajuster, et c’est un ressenti que presque tout le monde partage.
Le stress de la rentrée est-il un signe de faiblesse ?
Non. C’est plutôt un signal qui cherche à se réajuster, dans le corps, la tête et l’énergie. Le combattre ou l’ignorer ne le fait pas disparaître.
Comment accueillir le stress de la rentrée ?
Prenez quelques secondes et demandez-vous « Comment je me sens, là, maintenant ? », côté corps comme côté pensées et émotions. Posez une main sur le ventre, sentez la respiration, observez sans juger.
Septembre est-il un mois pour accélérer ?
Pas forcément. Si l’on observe la nature, septembre est plutôt un mois de transition : on peut ralentir, poser les choses et prendre le temps de ressentir avant de décider.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez être accompagné(e) : accompagnement des adultes.
Pour réserver directement : cedricferrante.com/reservation
À lire aussi : réussir sa rentrée de septembre en douceur.
Pour retrouver mes autres interventions : mes chroniques sur Radio Monaco.




