Transitions de vie : ces moments où l’on ne sait plus très bien

Il arrive que tout fonctionne vu de l’extérieur : un emploi reconnu, de la stabilité, une maison, des amis qu’on aime. Et pourtant, à l’intérieur, notre petite flamme s’éteint doucement.

J’en ai parlé dans ma chronique sur Radio Monaco avec Giulia. Voici l’essentiel, à lire ou à écouter.

Écouter la chronique
Diffusée sur Radio Monaco, dans l’émission Feel Good.

Un vide qui s’installe discrètement

On ressent comme une forme de vide. Moins d’élan, moins d’enthousiasme, comme si notre lumière intérieure était plus basse qu’avant. C’est ce qu’on appelle la perte de sens : se lever le matin sans vraie motivation, accomplir ses tâches sans y mettre son cœur, se demander en silence « et pourquoi je fais ça ? »

C’est un décalage entre l’être et le faire.

Un signal, pas un caprice

Dans ces moments-là, on peut culpabiliser. Se dire qu’on n’a pas le droit de se plaindre, que d’autres ont bien plus de difficultés. C’est vrai en partie.

Mais la perte de sens n’est pas un caprice. C’est un signal : quelque chose en nous a évolué, nos besoins ont simplement changé. Ce que j’observe en coaching, c’est que la direction choisie hier ne correspond plus toujours à la personne qu’on est devenue aujourd’hui.

Le problème n’est pas que tout aille bien. Le problème, c’est de continuer à avancer en se coupant totalement de ce que l’on ressent.

Retrouver du sens sans tout changer

La bonne nouvelle, c’est que retrouver du sens ne demande pas de tout changer. Une première étape très simple : prenez quelques minutes pour vous et posez-vous cette question.

« Qu’est-ce qui, ces derniers mois, m’a réellement donné de l’énergie ? »

Pas ce qui a été utile, pas ce qui était bien vu. Ce qui vous a vraiment donné de l’énergie, à vous. Ça peut être une conversation, un projet qui a rallumé quelque chose, un moment de créativité, une soirée légère avec des amis, des vacances de qualité avec vos enfants.

Le sens se cache souvent dans ces instants-là, ces petits moments du quotidien qu’on sous-estime.

Pour conclure

Quand quelque chose s’éteint, ce n’est pas le signe que quelque chose est fini. C’est parfois une invitation à rallumer quelque chose ailleurs, à se redonner un équilibre, à redonner de la place à ce qui compte vraiment.

Et peut-être que la perte de sens n’est pas une forme d’échec, mais le début d’un réalignement un peu plus profond.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la perte de sens ?

Un décalage entre l’être et le faire : moins d’élan, moins d’enthousiasme, l’impression d’accomplir ses tâches sans y mettre son cœur, même quand tout va bien en apparence.

Est-ce normal de se sentir vide quand tout va bien ?

Oui. La perte de sens n’est pas un caprice, c’est un signal : nos besoins ont évolué et ce qui faisait sens hier ne correspond plus forcément à la personne que l’on est aujourd’hui.

Faut-il tout changer pour retrouver du sens ?

Non. Retrouver du sens ne demande pas de tout transformer. On peut commencer par repérer ce qui, ces derniers mois, nous a réellement donné de l’énergie.

Par quelle question commencer ?

« Qu’est-ce qui, ces derniers mois, m’a réellement donné de l’énergie ? » Pas ce qui a été utile ou bien vu, mais ce qui vous a fait vous sentir vivant.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez être accompagné(e) : accompagnement des adultes.

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À lire aussi : je ne sais plus qui je suis.

À lire aussi : la quête de sens et l’IKIGAI.

Pour retrouver mes autres interventions : mes chroniques sur Radio Monaco.

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