Et si ralentir faisait gagner du temps ?

On a souvent l’impression que ralentir, c’est perdre du temps, prendre du retard. Et pourtant, parfois, c’est exactement l’inverse. C’est l’un des paradoxes les plus puissants que j’observe.

J’en ai parlé dans ma chronique sur Radio Monaco avec Giulia. Voici l’essentiel, à lire ou à écouter.

Écouter la chronique
Diffusée sur Radio Monaco, dans l’émission Feel Good.

Le réflexe : accélérer encore

Quand quelque chose en nous fatigue, notre réflexe est presque toujours le même : accélérer encore. Se dire qu’on va rattraper, optimiser, mieux s’organiser.

Sauf que continuer à avancer dans le brouillard, c’est comme courir dans la mauvaise direction. Et plus vite.

Les agendas sont pleins, les journées s’enchaînent, on coche sa liste sans vraiment se demander si ce qu’on fait a encore du sens. On est en pilote automatique. Et intérieurement : du flou, de la dispersion, ou simplement cette impression d’être « à côté ».

Ralentir, ce n’est pas abandonner

Ralentir, ce n’est pas devenir moins productif. C’est créer un espace intérieur pour revenir à soi. Le réalignement ne se fait pas dans la vitesse : il se fait dans les moments où l’on prend le temps d’écouter ce qui se passe vraiment à l’intérieur, dans sa tête et dans ce que l’on ressent.

Et j’entends souvent : « Oui, mais moi j’ai des échéances, des enfants à aller chercher… » Bien sûr. Les obligations restent. Ça ne change pas.

Des façons simples de ralentir

Ralentir peut être accessible et simple :

  • s’arrêter trois minutes dans sa journée ;
  • faire trois respirations amples et profondes ;
  • prendre un bol d’air entre deux réunions ;
  • observer son environnement : les couleurs, le ciel, la forme des nuages ;
  • couper les écrans une minute, ressentir son corps, se reconnecter à ses sens.

Un petit pas de côté. Et parfois, c’est tout ce dont on a besoin pour retrouver de la clarté.

Pour conclure

Gardez ça en tête : ce n’est pas le mouvement le problème, c’est le mouvement sans conscience. Quand on ralentit, on ne perd pas du temps, on en récupère. On évite de s’éparpiller et l’on commence à faire des choix plus justes pour soi.

Et parfois, ralentir est exactement ce qui permet d’avancer à nouveau, dans la bonne direction.

Questions fréquentes

Ralentir, est-ce perdre du temps ?

Non. Ce n’est pas le mouvement qui pose problème, mais le mouvement sans conscience. En ralentissant, on évite de s’éparpiller et l’on fait des choix plus justes pour soi : on récupère du temps.

Comment ralentir quand on a un agenda plein ?

Les obligations restent, mais ralentir peut être simple : trois minutes de pause, trois respirations amples, un bol d’air entre deux réunions, une minute sans écran.

Pourquoi accélérer ne règle-t-il pas la fatigue ?

Avancer plus vite sans clarté peut éloigner de l’essentiel. C’est comme courir dans la mauvaise direction, et plus vite.

Comment savoir si je suis en pilote automatique ?

Quand les journées s’enchaînent sans que l’on se demande si ce que l’on fait a encore du sens, avec une impression de flou, de dispersion ou d’être « à côté ».

Pour aller plus loin

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À lire aussi : retrouver un équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Pour retrouver mes autres interventions : mes chroniques sur Radio Monaco.

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