Repartir à fond dès le premier jour, tout vouloir changer en même temps, se fixer une liste d’objectifs de trois pages : c’est un piège dans lequel on tombe presque tous en septembre, et dont on ne parle pas assez.
J’en ai parlé dans ma chronique sur Radio Monaco avec Giulia. Voici l’essentiel, à lire ou à écouter.
Écouter la chronique
Diffusée sur Radio Monaco, dans l’émission Feel Good.
Pourquoi on s’emballe
Ça se comprend. Les vacances nous ont donné de l’élan. On revient avec de l’énergie, des idées, des envies, et l’on se dit : « Cette fois, je vais vraiment m’y mettre. »
Mais ce que j’observe systématiquement, c’est que cet élan, quand il n’est pas canalisé, nous fait nous disperser, et l’on peut vite s’épuiser.
Et deux ou trois semaines plus tard
La fatigue peut revenir, c’est normal. Les objectifs peuvent sembler trop lourds. Et l’on se retrouve exactement là où l’on était avant les vacances : le bénéfice des vacances est parti.
Parce que l’épuisement ne vient pas toujours de trop travailler. Il vient aussi, souvent, de vouloir trop, tout et trop vite, sans s’écouter, sans s’ajuster. Ce n’est pas un manque de volonté : on n’a simplement pas appris à s’écouter, à ajuster ce qu’on entreprend à ce qu’on est capable d’accueillir selon ses vraies ressources du moment.
La clé du jour : une chose à la fois, en conscience
Elle est toute simple à mettre en pratique, mais elle demande un peu de courage. Pas dix choses en même temps, pas cinq. Juste une.
Un exemple que j’aime bien car il est très visuel : quand vous utilisez une seule application sur votre smartphone, la batterie se consomme normalement. Si vous ouvrez en même temps votre GPS, votre playlist préférée et trois ou quatre autres applications, elle se vide beaucoup plus vite. Pour votre corps, c’est exactement la même chose.
Essayez donc aujourd’hui de faire les choses une par une : un projet après l’autre, une conversation après l’autre, une tâche après l’autre. Et pendant que vous le faites, restez connecté à votre corps :
- respirez en conscience pendant trois respirations ;
- sentez vos points d’appui : le contact de la chaise si vous êtes assis, votre verticalité et vos pieds ancrés dans le sol si vous êtes debout ;
- restez pleinement là, sans vous disperser.
Pour conclure
Septembre n’est pas une compétition. Ce n’est pas celui qui fait le plus qui gagne, c’est peut-être celui qui tient dans la durée. Et tenir dans la durée, ça commence par choisir son fonctionnement avec justesse, pas avec l’impulsion du moment.
Questions fréquentes
Pourquoi veut-on tout faire d’un coup en septembre ?
Les vacances donnent de l’élan, de l’énergie, des idées et des envies. Mais cet élan, quand il n’est pas canalisé, pousse à se disperser.
Pourquoi retrouve-t-on la fatigue après quelques semaines ?
Parce que les objectifs fixés étaient trop lourds ou trop nombreux. L’épuisement vient souvent de vouloir trop, tout et trop vite, sans s’écouter.
Comment éviter le piège du « je repars à fond » ?
En faisant une chose à la fois, en conscience : un projet après l’autre, une conversation après l’autre, en restant connecté à son corps.
Comment rester ancré quand on enchaîne les tâches ?
Prenez trois respirations en conscience, sentez vos points d’appui (la chaise, ou vos pieds dans le sol) et restez pleinement là.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez être accompagné(e) : accompagnement des adultes.
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À lire aussi : la sophrologie pour prévenir le burn-out.
Pour retrouver mes autres interventions : mes chroniques sur Radio Monaco.




