Il y a des moments où l’on réfléchit tellement que, sans même s’en rendre compte, on finit par faire du surplace. On tourne en boucle, on hésite, on analyse, et on se retrouve parfois plus perdu qu’au départ.
J’en ai parlé dans ma chronique sur Radio Monaco avec Giulia. Voici l’essentiel, à lire ou à écouter.
Écouter la chronique
Diffusée sur Radio Monaco, dans l’émission Feel Good.
Quand le mental tourne en boucle
On tourne en boucle. On hésite. On analyse. On veut être sûr de faire le bon choix. Et ça, c’est profondément humain.
Mais plus on réfléchit, plus ça se complique. Et l’on a l’impression d’être encore plus perdu qu’au départ.
Ce que je vois en accompagnement
Ce ne sont pas des personnes perdues. Ce sont des personnes qui réfléchissent trop. Avec un mental qui veut bien faire, qui veut sécuriser, qui veut éviter l’erreur.
Derrière ça, il y a souvent un besoin de contrôle. On veut être sûr que c’est la bonne décision, sûr de ne pas regretter. Alors on attend d’avoir toutes les réponses.
Mais dans les périodes de transition, ça ne fonctionne pas vraiment comme ça. La clarté ne vient pas en réfléchissant plus. Elle vient en avançant, en faisant les choses différemment, en se mettant en mouvement.
Une clé simple : le prochain petit pas
Quand vous sentez que vous commencez à tourner en boucle, plutôt que de vous demander « quelle est la bonne décision ? », faites un pas de côté et posez-vous cette question :
« Quel est le prochain petit pas, simple et concret, qui me rapproche de quelque chose de plus juste pour moi ? »
Un appel, une recherche, une prise de contact. Des actions simples, mais qui remettent du mouvement.
Un exemple concret
J’ai accompagné récemment une personne qui voulait quitter son poste pour se reconvertir, mais qui restait bloquée depuis des mois à trop réfléchir. Son mental voulait tout sécuriser, être sûr, ne pas se tromper.
Je ne lui ai pas demandé de faire un choix parfait. Juste un petit pas : se renseigner sur une formation, envoyer un message, prendre un premier rendez-vous. Et surtout, ressentir. Parce que le corps, lui, ne ment pas.
Tant qu’on reste dans la tête, rien ne se met vraiment en mouvement. Dès que l’on passe à l’action, même à petite échelle, quelque chose se débloque. On sort de sa tête, on ressent, on ajuste. On vit déjà le changement.
Pour conclure
Trop réfléchir, ce n’est pas forcément un manque de clarté. C’est souvent une envie inconsciente de tout contrôler.
Alors aujourd’hui, plutôt que de chercher à tout comprendre, essayez juste un pas. Un pas simple. Un pas peut-être imparfait, mais un pas réel. Ce n’est pas la bonne réponse qui vous fera avancer : c’est ce premier mouvement, juste et aligné.
Questions fréquentes
Pourquoi est-ce que je réfléchis autant avant de décider ?
Souvent parce que le mental veut bien faire : sécuriser, éviter l’erreur, ne pas regretter. Derrière, il y a fréquemment un besoin de contrôle.
Comment arrêter de tourner en boucle ?
Plutôt que de chercher la bonne décision, demandez-vous quel est le prochain petit pas, simple et concret, qui vous rapproche de quelque chose de plus juste pour vous.
Faut-il avoir toutes les réponses pour avancer ?
Non. Dans les périodes de transition, la clarté vient rarement en réfléchissant davantage. Elle vient en avançant, en expérimentant et en se mettant en mouvement.
Quels sont des exemples de petits pas ?
Se renseigner sur une formation, envoyer un message, prendre un premier rendez-vous. Des actions simples qui remettent du mouvement.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez être accompagné(e) : accompagnement des adultes.
Pour réserver directement : cedricferrante.com/reservation
À lire aussi : prendre une décision importante.
Pour retrouver mes autres interventions : mes chroniques sur Radio Monaco.




