On est à la fin du mois de septembre. Trois semaines de rentrée derrière nous, et le rythme est déjà bien installé. Et en septembre, il se passe quelque chose de très particulier : on dit oui. Un peu à tout, et à tout le monde. Les nouvelles réunions, les nouveaux projets, les demandes des collègues, les sollicitations des proches.
J’en ai parlé dans ma chronique sur Radio Monaco avec Giulia. Voici l’essentiel, à lire ou à écouter.
Écouter la chronique
Diffusée sur Radio Monaco, dans l’émission Feel Good.
Le piège du super-héros de début de saison
On accepte, on empile les projets, les responsabilités, les engagements, sans vraiment réaliser où est notre propre limite. Comme un super-héros en début de saison : plein d’élan, plein de bonne volonté. Et c’est exactement là que se trouve le piège.
En disant oui à tout dès le début, on remplit son agenda avant même d’avoir pris le temps de faire le point avec soi. Quelques semaines plus tard, on peut se retrouver débordé, épuisé, sans vraiment comprendre comment on en est arrivé là.
Pas d’inquiétude : ce n’est pas un manque d’organisation. C’est probablement qu’on n’a pas encore appris à poser des limites saines au bon moment. Et le bon moment, c’est peut-être maintenant.
Dire non, c’est dire oui à autre chose
Non, ce n’est pas simple. On a souvent entendu que dire non, c’est décevoir, c’est être égoïste, c’est ne pas être un bon collègue, un bon parent, un bon ami.
Je vous propose de regarder les choses autrement : dire non à quelque chose, c’est dire oui à autre chose. Oui à prendre soin de votre énergie, à vos priorités, à ce qui compte vraiment pour vous, à votre bien-être, à votre bonne humeur.
Un non posé avec bienveillance n’est pas un refus. C’est un choix conscient. C’est juste reconnaître que, dans cet instant, ce n’est pas possible pour vous.
La clé du jour : dire non sans culpabiliser
La prochaine fois qu’une demande arrive, avant de réagir automatiquement, prenez quelques secondes. Respirez. Et posez-vous intérieurement ces questions :
- « Est-ce que j’ai vraiment l’énergie pour assumer cela ? »
- « Est-ce que c’est juste pour moi ? »
- « Est-ce que j’accepte par peur ? »
- « Est-ce que cela me donne de l’énergie ? »
La première fois, ce sera peut-être inconfortable. C’est normal. Mais remarquez ce qui se passe après : ce soulagement, cet espace qui se crée, cette énergie qui revient.
Pour conclure
Dire non, ce n’est pas fermer une porte. C’est protéger votre énergie, votre équilibre, votre espace intérieur. Et parfois, le plus beau cadeau qu’on puisse se faire à la rentrée, c’est de décider ce à quoi on ne dira pas oui cette année.
Questions fréquentes
Pourquoi dit-on oui à tout en septembre ?
On repart avec de l’élan et de la bonne volonté, comme un compteur remis à zéro. On accepte et on empile avant d’avoir fait le point avec soi.
Dire non, est-ce égoïste ?
Non. Dire non à quelque chose, c’est dire oui à autre chose : votre énergie, vos priorités, ce qui compte vraiment pour vous. Un non posé avec bienveillance est un choix conscient.
Comment dire non sans culpabiliser ?
Avant de réagir, prenez quelques secondes, respirez et demandez-vous si vous avez vraiment l’énergie, si c’est juste pour vous, si vous acceptez par peur, et si cela vous donne de l’énergie.
Que se passe-t-il après avoir dit non ?
La première fois peut être inconfortable. Mais on remarque ensuite un soulagement, un espace qui se crée et une énergie qui revient.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez être accompagné(e) : accompagnement des adultes.
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Pour retrouver mes autres interventions : mes chroniques sur Radio Monaco.



