La rentrée en sixième : comment aider son enfant ?

La rentrée ne concerne pas que les adultes. Pour 800 000 élèves en France, c’est une première grande transition : la rentrée en sixième. Un nouveau collège, de nouveaux professeurs, de nouveaux camarades. Plus de maîtresse, plus de classe unique, plus les mêmes repères.

J’en ai parlé dans ma chronique sur Radio Monaco avec Giulia. Voici l’essentiel, à lire ou à écouter.

Écouter la chronique
Diffusée sur Radio Monaco, dans l’émission Feel Good.

Beaucoup à absorber en peu de temps

Pour beaucoup d’enfants, c’est beaucoup à absorber très vite. Ce que j’observe, c’est que les parents arrivent souvent avec un mélange de fatigue et d’inquiétude. Ils voient leur enfant tendu, silencieux, renfermé, parfois grincheux. Le ventre qui fait mal le dimanche soir, le mal de tête avant d’y aller, l’envie de rester à la maison.

Comprendre plutôt que rassurer

Le réflexe naturel est de rassurer : « Ça va aller, tu vas voir, tu vas t’y faire. » « T’inquiète pas. » Ces mots partent d’une bonne intention, mais ils passent parfois à côté de ce dont l’enfant a vraiment besoin : non pas être rassuré, mais être compris.

Il a besoin qu’on reconnaisse ce qu’il vit, qu’on ne minimise pas, qu’on ne compare pas. Qu’on lui dise simplement : « J’entends ce que tu dis. Et c’est tout à fait normal de ressentir ça. »

Il a aussi besoin de retrouver des repères : une nouvelle organisation, devenir un peu plus responsable, un peu plus autonome. C’est comme ça que la confiance se construit, un pas après l’autre, même dans les petites choses du quotidien.

La clé du jour : changer ses questions

Au lieu de lui demander « T’as eu combien ? », « C’était bien ? », « Tu t’es fait des amis ? », essayez :

  • « Comment tu t’es senti aujourd’hui ? »
  • « Il y a quelque chose qui t’a surpris ? »
  • « C’était quoi le meilleur moment de ta journée ? »

Et si votre enfant a fait un effort, nommez-le : « J’ai vu que ce n’était pas facile ce matin. Et tu y es allé quand même. C’était courageux. »

C’est lui dire : « Ce que tu ressens compte. » « Tu n’as pas besoin d’être parfait pour mériter ma fierté. » « Tu n’as pas besoin de tout réussir pour avoir ta place. » C’est exactement là que la confiance commence à grandir : dans ce regard qu’on pose sur lui, au-delà des notes, dans ce qui est déjà bon en lui.

Pour conclure

La sixième est une grande aventure, parfois inconfortable, parfois déstabilisante. Mais c’est aussi une période où un enfant peut découvrir des ressources, de nouvelles habitudes et une confiance qu’il ne soupçonnait pas. Votre rôle n’est pas de lui éviter les difficultés, c’est de lui montrer qu’il est capable de les traverser, avec vous, à côté.

Questions fréquentes

Comment aider mon enfant à bien vivre la rentrée en sixième ?

En reconnaissant ce qu’il vit plutôt qu’en le minimisant, en l’aidant à retrouver des repères et une organisation, et en nommant les efforts qu’il fait.

Mon enfant a mal au ventre le dimanche soir, est-ce normal ?

Ce sont des signes fréquents de tension face à un grand changement : ventre qui fait mal, mal de tête avant d’y aller, envie de rester à la maison. Plutôt que de rassurer à tout prix, essayez de le comprendre.

Quelles questions poser à mon enfant en rentrant du collège ?

Plutôt que « T’as eu combien ? » ou « C’était bien ? », demandez-lui comment il s’est senti, si quelque chose l’a surpris, et quel a été le meilleur moment de sa journée.

Comment développer la confiance en soi de mon enfant ?

En lui disant que ce qu’il ressent compte, qu’il n’a pas besoin d’être parfait pour mériter votre fierté ni de tout réussir pour avoir sa place.

Pour aller plus loin

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À lire aussi : le manque de confiance en soi et la sophrologie.

Pour retrouver mes autres interventions : mes chroniques sur Radio Monaco.

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