On attend souvent le bon moment, et parfois ce bon moment ne vient jamais.
J’en ai parlé dans ma chronique sur Radio Monaco avec Giulia. Voici l’essentiel, à lire ou à écouter.
Écouter la chronique
Diffusée sur Radio Monaco, dans l’émission Feel Good.
Je le ferai quand…
Beaucoup se reconnaîtront dans ces phrases : « Je le ferai quand j’aurai plus de temps. » « Quand les enfants seront grands. » « Quand je serai prêt(e). » « Quand j’aurai plus confiance en moi. »
Alors on reporte, on procrastine, on s’ajuste, on patiente. Et en apparence, tout cela semble raisonnable.
Une façon élégante de repousser l’inconfort
Si on regarde de plus près, ce « bon moment » est souvent une façon élégante de repousser l’inconfort. Changer quelque chose, lancer un projet, avoir une conversation importante : si l’on est honnête avec soi, ce n’est pas toujours confortable. Il y a toujours une part d’incertitude, d’inconnu, de doute.
Le mythe du bon moment nous rassure. Il nous donne l’illusion qu’un jour, toutes les conditions seront alignées pour passer à l’action. Or la réalité, c’est que les conditions parfaites n’existent pas.
Comment casser ce mythe
La vie ne devient pas soudainement plus simple. On ne se réveille pas un matin avec 100 % de certitude : c’est une illusion. Ce qui change, en revanche, c’est notre décision.
Souvent, on attend d’être prêt(e) pour agir, alors qu’en réalité c’est en agissant qu’on devient prêt(e). Je le vois souvent chez les personnes que j’accompagne en transition : elles veulent être sûres d’elles avant d’entrer en mouvement. Sûres que ce sera le bon choix, sûres de ne pas regretter. Mais si vous regardez vos expériences passées, aucune décision importante ne vient avec une véritable garantie.
Ce qui fait la différence, ce n’est pas l’absence de peur. C’est de se mettre en mouvement, en élan.
Une clé simple
Au lieu de vous demander « Est-ce que c’est le bon moment ? », demandez-vous intérieurement : « Est-ce que je continue à attendre par prudence, ou par peur ? »
Nos émotions sont là pour quelque chose. Si vous sentez qu’au fond de vous, quelque chose insiste depuis des mois, ce n’est peut-être pas un hasard. Cela ne veut pas dire que tout doit être bouleversé dès demain, mais qu’il est peut-être temps de poser un premier pas : un appel, une recherche, un rendez-vous.
Pour conclure
Le bon moment n’est pas celui où tout est parfait. Le vrai bon moment, c’est simplement celui où l’on décide que l’attente a assez duré.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le mythe du bon moment ?
L’illusion qu’un jour, toutes les conditions seront parfaitement alignées pour passer à l’action. En réalité, les conditions parfaites n’existent pas.
Pourquoi attend-on toujours trop longtemps ?
Parce que le « bon moment » est souvent une façon élégante de repousser l’inconfort : changer, c’est toujours une part d’incertitude et de doute.
Faut-il être prêt(e) pour agir ?
Pas forcément. C’est souvent en agissant qu’on devient prêt(e). Aucune décision importante ne vient avec une véritable garantie.
Comment savoir si j’attends par prudence ou par peur ?
Posez-vous la question : « Est-ce que je continue à attendre par prudence, ou par peur ? » Si quelque chose insiste depuis des mois, ce n’est peut-être pas un hasard.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez être accompagné(e) : accompagnement des adultes.
Pour réserver directement : cedricferrante.com/reservation
À lire aussi : prendre une décision importante.
À lire aussi : changer sans tout bouleverser.
Pour retrouver mes autres interventions : mes chroniques sur Radio Monaco.




